Après les annonces de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, sur les grandes lignes de la future réforme de la formation professionnelle, un sondage BVA / La Tribune fait le point sur les opinions des Français à l’égard de ce projet.

Le projet de réforme pour la transformation de la formation professionnelle a été entendu par 72 % des Français.

L’enquête* BVA / La Tribune sur « les questions de l’économie »  a sondé les Français après les annonces du gouvernement faites le 5 mars. Largement médiatisées, les 12 mesures du nouveau dispositif de la formation professionnelle présentées par Muriel Pénicaud ne sont pas tout à fait précises dans l’esprit de 55 % des sondés.

Un système de la formation professionnelle jugé inefficace

Pour 77 % des Français, le système actuel qui organise la formation des actifs n’est pas efficace. Ce jugement est également partagé par 84 % des cadres.  Le même pourcentage estime que cette structure n’est pas  »facile à comprendre ».  La structure de la formation est qualifiée d’inadaptée aux besoins des actifs (77 %).

La mise en place d’une application permettant de s’incrire et de consulter des informations sur les parcours reçoit un accueil mitigé et n’est pas considérée comme une priorité. De même, la monétisation du CPF en euros et non plus en heures ne s’avère pas primordiale. Enfin, seuls 9 % des sondés jugent la proposition de formations « 100 % sur Internet  » comme prioritaire.

Soutenir la formation des chômeurs et des salariés les moins qualifiés avant tout

En revanche, les annonces concernant la priorisation de la formation des demandeurs d’emploi et des salariés les moins formés sont approuvées. En effet, 63 % des personnes interrogées estiment qu’il est prioritaire de soutenir la formation des chômeurs et des salariés les moins qualifiés. Pour le moment, la formation professionnelle a d’abord profité aux actifs occupés du secteur privé (42,8 %) et aux agents du public (17,4 %). Les personnes en recherche d’emploi et les jeunes ont très peu bénéficié de ce dispositif, comme le rappelle l’étude Dares publiée en 2017 du ministère du Travail sur la formation professionnelle continue et l’apprentissage.

S.O

*Enquête BVA / La Tribune, réalisée du 12 au 13 mars auprès d’un échantillon de 1021 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.