L’article « Implementing online or hybrid courses in a traditional university » de Jacqueline L. Cahill Ph.D. en e-Learning and Educational Technology de la Northcentral University (Arizona), décrit le cheminement lors de l’implantation progressive de la formation en ligne dans les universités traditionnelles. L’approche par étapes incrémentales parait la seule applicable à l’échelle d’une université.

Les avantages patents de la formation en ligne comme :

  • encourager les contacts entre étudiants et professeurs;
  • développer la réciprocité et la coopération entre les étudiants;
  • encourager l’apprentissage actif;
  • permettre la rétroaction rapide;
  • optimiser le temps passé sur les tâches;
  • communiquer de grandes attentes;
  • respecter différentes façons d’apprendre;

en plus

  • d’améliorer la réputation de l’institution;
  • de développer les habiletés TICE;
  • d’étendre l’accès;
  • supporter les étudiants handicapés;
  • améliorer la qualité de l’apprentissage et de l’enseignement;
  • augmenter la flexibilité;
  • améliorer le rapport coût / efficacité;

– ne peuvent être ignorés par les administrateurs et les professeurs, pas plus que les résistances comme :

  • le manque d’équipements;
  • le manque de bande passante;
  • la procrastination et la motivation insuffisante des étudiants;
  • le manque de connaissances techniques;
  • le manque de temps pour concevoir et enseigner correctement des cours en ligne;
  • le peu de reconnaissance institutionnelle pour les professeurs actifs en e-learning;
  • la faible connaissance des professeurs et administrateurs du potentiel et de la qualité du e-learning;
  • la difficulté technique de coordonner différents systèmes et plates-formes à l’échelle d’un campus.

Devant la grande diversité des situations et des disciplines et surtout de la résistance du personnel par ignorance ou stratégie, la progression est lente.  L’engagement de ressources compétences au départ pourra faciliter la transition.

Un formateur en ligne devrait maîtriser ces compétences avant le début d’un cours :

  • capacité de créer un syllabus réaliste en ligne;
  • capacité de se servir de n’importe laquelle technologie nécessaire;
  • compétence à monter un site de cours fonctionnel;
  • ouverture à continuer d’apprendre;
  • désir de se réseauter avec d’autres formateurs en ligne.

À un autre niveau, à la fois ceux qui investissent, ceux qui supportent et ceux qui s’impliquent ont besoin de mesurer les résultats qu’ils obtiennent. Savoir sur quoi on sera évalué est un élément objectif de référence sur lequel tous peuvent s’appuyer.  Sans critères ou sans évaluation, les initiatives s’égarent et s’étiolent.

Mais les chercheurs ont établi que l’évaluation des performances devait être constructive et mener à l’amélioration des facultés et des enseignements. Une fois identifiés, les besoins d’amélioration seront comblés par des sessions de formation en ligne, comme ces besoins le sont par des rencontres en présence actuellement.

Aussi il parait crucial d’évaluer la performance des instructeurs. Les critères d’évaluation des professeurs en ligne peuvent ressembler à ceux-ci :

  • le contenu des discussions;
  • la participation des étudiants;
  • le partage de documents;
  • le temps accordé;
  • les annonces hebdomadaires;
  • les réponses aux questions;
  • les rétroactions.

Dans un environnement en ligne, l’équivalent d’un administrateur qui entre dans une classe et observe un enseignant, est lorsqu’il entre sur le site du cours, navigue dans les différentes sections, observe ce qui s’y passe et le travail de l’enseignant.