Les vacances de Toussaint approchent et, avec elles, les premières interrogations sur son orientation dans l’enseignement supérieur. Or, il n’y a pas qu’une seule façon d’y réussir son parcours. Selon son profil, ses capacités, sa maturité, de nombreuses voies sont ouvertes. Sept stratégies payantes à la loupe.

Cas n°1 : Vous êtes sûr de votre projet professionnel

Depuis toujours, vous rêvez de construire des voitures ou d’être avocat et, cela tombe bien, il y a des formations toutes tracées qui y mènent. Seulement ne changerez-vous pas d’avis un jour ? Alors certes en vous lançant dans le droit, vous avez différentes professions qui s’ouvrent à vous et pouvez même envisager de totalement bifurquer, mais si vous choisissez une école d’ingénieurs spécialisée dans le transport, comme l’ESTACA, ce sera plus difficile de changer.

Et si vous voulez vite vous retrouver sur le marché du travail, privilégiez les formations en deux ans, comme le BTS ou le DUT, ou le bachelor en trois ans. Et pour être encore plus pro, faites les en apprentissage !

Cas n°2 : Vous n’êtes pas du tout sûr de ce que vous voulez faire plus tard

D’abord rassurez-vous, ce n’est pas une tare de ne pas être totalement décidé sur son avenir à 17 ou 18 ans. Etes-vous un bon élève susceptible de passer deux années dans une classe préparatoire ? Préférez-vous vous engager dans des études universitaires relativement ouvertes dans le domaine des lettres ou des sciences par exemple. Ou encore commencer par un DUT ou un BTS assez généralistes – mais plutôt un DUT – et poursuivre vos études ensuite dans les nombreuses formations qui vous reçoivent dans le cadre des poursuites d’études ?

Cas n°3 : Vous ne vous sentez pas prêt à vous engager dans de longues études

Oui mais elles pourraient vous tenter quand même. La solution est là aussi peut-être de commencer par obtenir un BTS ou un DUT avant de tenter soit une licence professionnelle, soit d’intégrer l’université ou une grande école. Sachez par exemple que pas plus d’un quart des élèves ingénieurs sont aujourd’hui titulaires d’un DUT, d’un BTS ou d’une licence. C’est en tout cas une bonne façon d’obtenir un premier diplôme quand on n’est pas certain d’avoir les moyens de s’engager tout de suite pour cinq années d’études.

Cas n°4 : Vous ne pensez qu’aux toutes meilleures grandes écoles

Sans être totalement limité au passage par les classes préparatoires, l’entrée dans les toutes meilleures grandes écoles (HEC, X, Centrale, Normale Sup) y est quand même très largement subordonnée. En première année, 100% des reçus à HEC viennent de classes préparatoires. Et pas n’importe lesquelles ! Vous n’avez quasiment aucune chance d’intégrer l’Ecole Polytechnique si vous ne sortez pas de l’une des trente meilleures prépas.

Mais il existe d’autres solutions. Sachez par exemple que vous pouvez intégrer l’Essec avec une première année de master validée. Sans compter que vous pouvez mettre une touche de grande école dans votre CV en y suivant un mastère spécialisé (après un master) ou même un MBA (master of business administration).

Cas n°5 : Vous voulez intégrer une grande école mais sans passer par la prépa

« Les prépas ne sélectionnent pas, elles classent » dit-on souvent puisque, à l’exception des prépas littéraires, il y a autant de places en prépas que dans les écoles. Mais elles cassent aussi certains jeunes pour lesquels il faudrait mieux envisager de passer par une école post bac ou par une licence, un BTS ou un DUT, autant de diplômés que les grandes écoles recrutent par le bais des admissions parallèles.

Les deux principaux concours d’entrée en écoles de commerce proposent ainsi chaque année plus de 5 000 places. 25 % des élèves ingénieurs sont déjà diplômés à bac+2 ou bac+3. Un diplômé universitaire de lettres ou de sciences a tout à fait sa place dans une grande école de commerce. Evidemment, les écoles d’ingénieurs n’accepteront elles que des profils scientifiques ! Et une fois sort de l’école, vous aurez exactement le même diplôme que vos camarades passés par la prépa.

Cas n°6 : Vous hésitez à aller vers l’université

Vous craignez de vous retrouver livré à vous-même dans des amphis surchargés, c’est compréhensible. Mais sachez d’abord que les universités font beaucoup d’effort pour éviter les échecs en licence et qu’il serait surtout dommage de vous priver de toutes les filières d’excellence que propose l’université : droit, médecine, recherche, etc. D’autant que vous pourrez y obtenir masters diplômes de grande valeur. Sans parler des IUT qui font bien partie de l’université !

Mais si quand même vous préférez aller vers des filières plus encadrées comme les prépas ou les BTS, sachez qu’il existe de nombreuses passerelles pour réintégrer la fac, que ce soit en licence professionnelle ou autre.

Cas n°7 : Vous n’avez pas les moyens de payer votre cursus

Bien sûr il existe des bourses mais elles ne peuvent pas compenser toutes vos dépenses. La solution peut alors être de choisir l’apprentissage. Non seulement vous n’aurez rien à rembourser mais en plus vous serez rémunéré par l’entreprise dans laquelle vous passerez environ la moitié de votre temps. Trop beau pour être vrai ? Un peu quand même car tous les profils ne sont pas susceptibles de réussir des études en apprentissage qui demandent une grande maturité et beaucoup de travail.

http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/10/18/des-strategies-pour-tous-les-profils-2/