L’insertion professionnelle est la priorité des étudiants. Dans ce domaine, la connaissance des règles subtiles de notre système d’enseignement supérieur est fondamentale. L’objectif de la 2e enquête sur l’insertion professionnelle des diplômés de masters, licences professionnelles et diplômes universitaires de technologie, est de démocratiser l’accès aux bonnes informations pour les classes moyennes et de mettre fin au gâchis de la sélection par la connaissance des bons réseaux. L’information ne peut être réservée qu’à un cercle d’initiés. Les résultats de la deuxième édition de l’enquête, désormais disponibles en ligne sur le site du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, montrent que les universités ont pris leur nouvelle mission d’insertion professionnelle à bras le corps.

Cette enquête sur l’insertion professionnelle porte sur les diplômés de 2008, interrogés 30 mois après leur sortie de l’université et donne un éclairage sur les modalités détaillées de leur entrée dans la vie active. L’édition 2011 couvre toujours aussi bien les niveaux master que les licences professionnelles et les diplômés universitaires technologiques. Cette année, 82 des 83 universités ont répondu et le taux global de réponses est passé de 64,3% à 69,6%, marquant ainsi un intérêt croissant de l’ensemble des acteurs pour cette problématique de l’insertion et une véritable révolution des mentalités.

Pour éclairer au mieux l’ensemble de la communauté universitaire, les résultats sont disponibles par discipline dans chaque université et présentent un large choix d’indicateurs sur le fond (taux d’emploi, proportion d’emplois stables, proportion d’emplois de cadres ou professions intermédiaires, proportion de temps-plein) comme sur la méthode (taux de réponse, poids numérique des disciplines). Les universités, les étudiants et leurs familles disposent ainsi non seulement d’une image détaillée de l’emploi des étudiants mais aussi de son caractère durable et qualifié. Ces résultats confirment que l’ouverture de l’université à l’insertion professionnelle se concrétise sur le terrain et constitue désormais le cœur du mouvement de refondation de l’enseignement supérieur lancé depuis quatre ans, avec par exemple le développement de formations définies en lien avec le bassin d’emploi, la création dans tous les établissements des Bureaux d’Aides à l’Insertion Professionnelle, un accroissement très significatif de l’alternance, un essor des stages, et la réforme de la licence. La deuxième édition de l’enquête autorise un point de comparaison avec l’édition précédente.

De cette comparaison annuelle, il ressort que le taux d’insertion est resté stable au niveau master à 91% ainsi que pour le DUT et les licences professionnelles, à 91% et 92% respectivement. Dans la mesure où l’enquête porte sur les diplômés sortis d’études en juin 2008, il en ressort que les diplômés n’ont pas été globalement pénalisés par la crise en terme de taux d’insertion. En revanche la crise a pu jouer sur la baisse légère de la proportion d’emplois stables que ces diplômés ont obtenus: 74% pour les diplômés de master en 2008 contre 77% pour ceux qui ont obtenu leur diplôme en 2007. Cette baisse de 3 points s’explique aux 2/3 par la baisse des recrutements en CDI et 1/3 par la baisse des recrutements dans la fonction publique. La proportion d’emplois de cadres ou professions intermédiaires et la part de l’emploi à taux plein sont restées stables en revanche.

Par grandes disciplines, au niveau master, les taux d’insertion sont toujours excellent, et encore meilleurs : 93% en Droit, Economie, Gestion, 92% en Sciences, Techniques et Santé STS, 90% en Sciences humaines et sociales et 87% en Langues, Lettres et Arts.

Tous les chiffres de l’enquête. Les résultats présentés sont issus de la deuxième enquête nationale sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’université, réalisée entre décembre 2010 et avril 2011. Celle-ci a porté sur les diplômés 2008 de D.U.T., de licence professionnelle et de master. Elle a pour objet d’évaluer la situation professionnelle, 30 mois après l’obtention du diplôme, des diplômés français issus de la formation initiale, entrés immédiatement et durablement sur le marché de l’emploi après l’obtention de leur diplôme, représentant respectivement 15%, 58% et 38% de l’ensemble des diplômés de chacun de ces diplômes. Cette évaluation est faite au travers de quatre indicateurs – le taux d’insertion, la part d’emplois de niveau cadre ou professions intermédiaires, la part d’emplois stables et la part d’emplois à temps plein – déclinés par domaine (Droit-Economie-Gestion, Lettres-Langues-Arts, Sciences humaines et sociales, Sciences, Technologies et Santé) et par discipline du diplôme. Pour les diplômés de master, ces indicateurs sont calculés pour chaque université dont le taux de réponse garantit une qualité suffisante des résultats, et pour chaque domaine et discipline pour lesquels les effectifs de répondants sont supérieurs à 30. Ils sont accompagnés d’éléments de contexte socio-économique : taux de chômage régional et pourcentage de diplômés boursiers. Compte tenu du nombre de réponses, des écarts de quelques points entre les universités peuvent n’être pas significatifs. Pour les diplômés de licence professionnelle et de D.U.T, seuls les résultats nationaux sont publiés car les effectifs au niveau des universités sont trop petits. Le calcul de ces indicateurs a été effectué par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur la base des données transmises par les universités.