Durée de recherche du premier emploi, contrats, motivations… Une étude passe au crible la course au premier poste de milliers de diplômés. Certains trouvent sans problème quand d’autres s’échinent pendant près d’un an.

A quoi ressemble la recherche d’emploi d’un jeune diplômé ? Le site RegionsJob publie son étude annuelle sur l’insertion professionnelle des jeunes. S’en dégage un tableau contrasté, où certains diplômés semblent s’insérer rapidement dans des emplois stables, quand d’autres attendent plusieurs mois avant de trouver un poste.

Les chanceux trouvent vite, les autres moins

Pour un peu plus d’un tiers des jeunes diplômés, l’insertion sur le marché du travail se fait tout en douceur : 15% sont directement embauchés à l’issue de leurs stages, et 23% en moins de trois mois. Ça se complique pour les autres, puisque 39% ne décrochent un poste que plus de 10 mois après leur sortie. 17% sont recrutés au bout de quatre à six mois.

Le CDI existe encore…

… à condition de bien chercher. Selon RegionsJob, 43% des jeunes diplômés en 2010-2011 ont décroché directement un contrat à durée indéterminée, contre 34% en CDD et 15% en intérim.

Les réseaux sociaux ne sont pas entrés dans les mœurs

Les jeunes diplômés sont 92% à chercher du travail sur les sites emplois et 82% par candidatures spontanées. Facebook, Twitter et autres LinkedIn ne séduisent que 38% d’entre eux, loin derrière le réseau familial ou relationnel. Une hiérarchie en phase avec le comportement des recruteurs : 77% des entreprises recrutent encore sur les « jobboards », contre 25% par cooptation et 20% sur les réseaux sociaux.

Une « génération Erasmus » encore très casanière

La mobilité internationale semble encore cantonnée aux années d’études et aux stages, puisque 71% des jeunes diplômés cherchent avant tout à travailler dans leur région d’origine. Seuls 17% élargissent leur terrain de chasse à la France entière, 9% à l’international et 3% en Europe.

L’intérêt du poste passe avant le salaire

Ce qui détermine leur choix d’accepter un poste ? L’intérêt de la mission en priorité, pour 85% des jeunes diplômés. Arrivent ensuite la localisation -pour 73%- loin devant le salaire (54%).

45% des jeunes diplômés commencent d’ailleurs avec une rémunération de 16 à 20.000 euros annuels bruts, seuls 25% empochant plus de 25.000 euros annuels. Un quart d’entre eux cite d’ailleurs le salaire comme principal motif d’insatisfaction.

Enquête menée par RegionsJob auprès de 4299 jeunes diplômés, 63 entreprises et 68 écoles.